Titre :
Don't Cry Me !Auteur :
SoraGenre :
Drame/Yaoi/RomanceBase :
the GazettEPartie :
3/3Photo :
AoiDéclaration de l'auteur : Voilà le dernier chapitre de Don't Cry Me ! Après plusieurs demande, je me suis mit à écrire même si je ne savais pas du tout ce qui allait se passer ^^. Que va faire Aoi ? Va-t-il suivre ses nouveaux sentiments ou va-t-il simplement les oublier ? La réponse dans cette suite ! La fin est assez spécial je dois dire. Je ne m'attendais pas du tout à ce que j'écrive un truc du genre Oo'. Mais bon, c'était l'inspiration et je trouvais ça beau *.*. En tout cas, j'espère que ça vous plaira ! La photo d'Aoi est vraiment trop belle *o* ! Les commentaires et questions sont les bienvenues ! Bonne lecture ! ;)
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Je te regardais, tu étais toujours là, à mes côtés, les mains appuyées sur le lavabo, la tête basse et tes joues inondées de larmes. Si tu savais à quel point te voir ainsi me faisait mal au c½ur. Je t'en pris Aoi, cesse dont de pleurer. Je ne cherche que ton bonheur. Maintenant, tu as la chance de le retrouver, pourquoi le repousses-tu ? Sais-tu à quel point tu te sentirais mieux une fois que tu seras avec Uruha ? Lui... Si tu savais à quel point il t'aime. La façon dont il te regarde tel un amoureux regardant son conjoint, comment il te sourit comme s'il voulait que tu te souviennes de lui tel un homme au c½ur tendre et aux gestes doux. Aoi, ne ferme pas les yeux sur ce que tu ressens, cela ne servira à rien. Tu enlevas tes mains du lavabo et te laissa glisser le long du mur. Tu plias tes genoux contre ton torse, les encercla de tes bras et posa ta tête dessus. Tu reniflais et essayais te contenir tes larmes mais tu n'y arrivais pas.
Je m'approcha de toi, m'accroupis afin d'être à ta hauteur et posa ma main sur ton épaule. Ce fut à ce moment que je sentis une décharge électrique. Je retira ma main aussitôt que je l'eus posé, ne comprenant pas ce qu'il venait de se passer. Toi, tu avais sursauté et regardais ton épaule. Par la suite, tu t'es mit à regarder partout autour de toi, autant dans l'incompréhension que moi. Pourquoi cette décharge ? Ô mon Aoi, penses-tu que je puisse entrer en contact avec toi, même si je suis dans l'autre monde ? Je te regardais tu avais l'air perdu. Penses-tu à la même chose que moi ? Je reposa ma main sur ton épaule mais cette fois ci, il ne se passa rien. Je baissa la tête, déçu. Toi, tu ne comprenais toujours pas, tu ne savais pas que j'étais ici, près de toi à te parler. Les larmes recommencèrent à couler sur tes joues froides. Je commençais peu à peu à perdre espoir. C'est là que je compris, tard certes, mais je compris. Aoi, tu étais vraiment amoureux de moi. Même si tu me le prouvais de jours en jours, je ne pensais pas que ton amour pour moi était aussi grand. Le mien aussi l'était et je m'en veux de ne pas te l'avoir montré comme toi tu le faisais. Je sais que ça va être dur pour toi de tourner la page mais il va falloir que tu essayes. Pour ton bien, il va falloir que tu m'oublies. Pour ton c½ur, il va falloir que tu lui dises un jour. Ce fut désespéré que j'enleva ma main de ton épaule mais une autre décharge nous perturba. Là, je ne comprenais vraiment plus. Tu te levas en sursaut et regarda partout autour de toi, apeuré. Je regarda ma main et mes doigts bouger. Alors c'était donc ça, je peux vraiment entrer en contact avec toi Aoi. Je te regarda et te vis prendre la fuite. Ce n'était pas dans mon intention de te faire peur ! Je baissa ma main et te suivis.
Tu arrivas à la table où vous étiez installés. Uruha avait l'air de s'ennuyer. Il faisait tourner sa cuillère dans son chocolat chaud et avait la tête appuyée sur son autre main. Lorsqu'il te vit arriver affolé, il se redressa d'un coup et lâcha la petite cuillère. Tes yeux étaient grands ouverts et ta respiration commençait à être saccadée. Tu tremblais de tout ton corps. Tes yeux étaient encore rougis par les larmes et cela, Uruha le remarqua. Il se leva de son banc et s'approcha de toi, posant sa main sur ton bras. De peur qu'une autre décharge revienne, tu dégageas son bras. Uruha ne comprenait pas ton attitude et commençait à s'inquiéter. Voyant tes larmes prêtes à couler à nouveau, il leva un bras pour tenter de le poser sur une de tes épaules mais tu l'éloignas à nouveau. Cette fois ci, il se demandait ce qu'il avait bien put faire. Il te regardait, l'air inquiet et interrogateur.
« Aoi ! Que se passe-t-il ? Pourquoi pleures-tu ? On dirait que tu as vu un fantôme, regardes-toi... Te disait-il ne sachant quoi faire. »
On dirait que tu as vu un fantôme... Si tu savais Uruha. Il ne l'a peut être pas vu mais il n'était pas loin de le voir, crois moi. Tu ne pouvais plus retenir tes larmes à présent. Tu fondis en larme, poussa Uruha et sortit en courant du café. Uruha tomba sur un banc et te regarda partir. Il ne comprenait plus rien le pauvre. Il commençait même à se demander ce qu'il avait bien put faire pour tu sois dans cet état. Mais tu n'as rien fait Uruha. La seule chose que tu fais, c'est sauver la vie de notre pauvre Aoi. Tu ne t'en rends peut être pas compte mais ta présence et ton amour lui sauvera la vie un jour. Grâce à toi, il recommence à vivre. Surtout, ne crois pas qu'il est dans cet état par ta faute. Tu te levas, pris ta veste qu'Aoi avait laissé sur son banc, paya les deux chocolats chauds et sortis du café à ton tour. Il fallait que tu le retrouves. Tu décidas alors de rentrer à la maison, pensant qu'il serait certainement là-bas.
Le ciel était noir à présent et les étoiles brillaient autour du croissant de lune. Tu courrais, essuyant tes larmes du revers de ta main, ne regardant pas les passants devant toi. Tu les bousculais sans t'excuser, tu t'en foutais. Tu commenças à ralentir le pas. Tu étais de plus en plus fatigué. Tu relevas la tête et regarda devant toi. Tu étais arrivé au cimetière. Tu ne cherchais pas vraiment à venir à moi, tu ne savais même pas où tu allais mais tes pas en avaient décidé autrement. Tu reniflas et séchas les dernières larmes qu'il y avait sur tes joues et passa les portes de ma nouvelle maison. Tu marchais lentement, regardant partout autour de toi. Ton c½ur pleurait à en mourir, je l'entendais de ma tombe. Te voilà maintenant, près du cerisier où reposait mon cercueil. Tu caressas du bout de tes doigts ma pierre tombale et t'installas sur une petite bûche que vous aviez installée, toi et les gars, près de ma tombe afin de pouvoir rester me parler lors de vos visites. Ca me faisait du bien de vous entendre. J'adorais ces petites visites.
Tu nettoyas la petite bûche de la neige qui reposait sur celle ci et t'installa. Tu restas silencieux quelques minutes puis, tu te décidas enfin à me parler. Je connaissais les raisons de ta venue et j'étais content que tu viennes m'en parler. Moi je restais là, assis sur ma tombe, à te regarder chercher tes mots. Tu ne savais pas par où commencer. Tu étais réellement perdu. Puis, tu commenças à me raconter. Les mots venaient tout seul et moi, je t'écoutais.
« Tu sais Shin, je n'arrête pas de me demander comment je vais faire pour vivre sans toi. Je sais, c'est débile ce que je dis parce que ce n'est pas parce que tu es... Que je dois forcément arrêter de vivre moi aussi. Mais pourtant, ne plus être près de toi est un vrai supplice ! Tout à l'heure, il s'est passé quelque chose. Je croyais que je devenais fou dans les toilettes du café. J'ai cru un instant que tu étais là mais non, c'est impossible. J'ai sentit comme une sorte de décharge sur l'épaule, comme si quelqu'un me touchait. Je sais, c'est bizarre, mais j'avais vraiment l'impression que quelqu'un était là et cette personne, j'espérais que c'était toi... Mais j'ai eu peur, je ne comprenais rien alors je suis parti en courant, comme un lâche. J'ai fait peur à Uruha et je m'en veux... J'ai vraiment besoin de ton aide Shin. Je ne sais plus où j'en suis... Tu sais, je t'ai fais une promesse et je fais tout pour la tenir mais je me rends compte que c'est de plus en plus dur à chaque fois que je suis avec lui... J'ai peur de te le dire. Je ne veux pas que tu sois en colère ou que tu me détestes... »
Mais non Aoi, jamais je ne pourrais être en colère après toi, surtout pas pour ça. Je ne te détesterais jamais parce que je t'aime et j'aime te voir heureux. De plus, Uruha est la personne la plus douce et gentille que je connaisse. Pourquoi me mettrai-je en colère pour cela ?
« Je t'ai promis que je t'aimerais jusqu'à la fin de ma vie. Que je n'aimerais que toi mais il s'avère que les choses ont changé... Tu sais, je sais ce que c'est l'amour. Je l'ai vécu avec toi et chaque seconde n'était qu'un pur bonheur. Mais j'ai récemment éprouvé le même sentiment pour lui... Pour... Uruha... Je ne comprends pas pourquoi mais je sais que je le ressens et je pense qu'il le ressent lui aussi... Je le vois à son regard, à ses sourires, à son attention. Il me fait penser à toi... À toi parce que vous avez les même habitudes. Je ne sais pas trop comment dire mais votre regard est le même, pareil pour vos gestes. Vous êtes attentionnés et tu étais comme ça avec moi lorsque tu m'aimais. Alors oui, il m'aime et je crois que... Que je l'aime moi aussi... »
Et voilà, tu l'as enfin dit, tu te l'es enfin avoué. Oui tu es amoureux d'Uruha et oui, il t'aime lui aussi. Seulement, tu ne t'en étais pas encore rendu compte. Mais je suis heureux que tu le saches à présent. Maintenant, j'aimerais que tu prennes la bonne décision Aoi. Je veux que tu fasses ce que tu as réellement envie de faire. J'aimerais que tu puisses m'entendre afin que je puisse te le dire. J'aimerais que tu m'écoutes et que tu suives mes conseils. J'en sais des choses maintenant Aoi, et il y a bien une chose auxquels je ne me trompe pas, c'est lorsque deux personnes sont amoureuses et que leurs destins est de finir leurs jours ensembles. C'est votre destin Aoi, à toi et Uruha, de vivre ensemble jusqu'à la fin de votre vie. Oublies la promesse que tu m'as faite, c'est moi qui te le demande. Aime-le comme tu m'as aimé. Lui, il t'aimera comme moi je t'ai aimé et enfin, ton c½ur qui était de glace sera chaud bouillant et plus rien de pourra le refroidir.
« Alors dit moi Shin, qu'est ce que je dois faire ? Est ce que je dois le voir et lui dire que je l'aime ou bien... Dois-je tout simplement oublier mes sentiments et t'aimer comme je t'aime encore. Je t'en pris Shin, aide moi ! Aide-moi à trouver une réponse ! Je ne veux pas te faire souffrir en prenant la mauvaise décision. Je ne veux pas que tu sois déçu. Dis-moi quoi faire et je le ferais. Vas-y, je t'écoute ! Je suis toute ouïe ! Je sais que ce que je vais te dire va te paraître fou mais... Envoie-moi une décharge ! Je sais que c'était toi, j'en suis sûr ! Ca ne pouvait être que toi... Envoie-moi une décharge si tu veux que je lui dise et ne me fait rien si tu veux que j'oublie les sentiments que j'ai envers Uruha. Mais il me faut une réponse alors fais-le ! Je sais que tu dois certainement me prendre pour un fou mais je ferais n'importe quoi pour savoir, pour savoir quoi faire... Je n'en peux plus... »
Mais non Aoi, je ne te prends pas pour un fou, au contraire. Je sais ce que tu ressens. Je sais que tu es perdu mais je suis là. Je vais te donner les réponses maintenant. Ne verses pas de larmes mon amour. Ou alors, verses les dernières avant ton bonheur. Je m'approcha de toi, posa ma main droite sur ton épaule gauche et ferma les yeux. Je me concentra un maximum, il fallait que ça marche. Je ne voulais pas que tu prennes la mauvaise décision mais rien, il ne se passait rien ! Pourquoi donc ? Non, il fallait qu'il y ait une décharge ! Je te regardais et tes larmes ne s'arrêtaient pas de couler. J'avais compris Aoi que tu voulais cette décharge. J'avais compris que tu voulais le crier sur tous les toits que tu aimais Uruha. Je savais que... Tu avais envie de l'embrasser comme tu m'embrassais moi auparavant. Mais je savais que, pour moi, tu serais capable d'enfouir tes sentiments au plus profond de ton âme et de souffrir en silence car je sais que ton c½ur ne le supporterait pas. Je sais aussi que tu mourrais de solitude dans ton lit ou que le suicide t'aurait traversé l'esprit. Aoi, quand je t'ai dit que je savais des choses, je ne te mentais pas. Et toutes ces choses là, toutes celles que je viens de te dire, ce n'est autre que ton destin si tu prends la mauvaise décision. Et c'est pour cela que je suis là. C'est pour cela que je ne suis pas encore parti. Je suis là pour te guider et pour te montrer le bon chemin afin que tu ne te perdes pas. Je n'aurais pas pu supporter de te voir te faire tant de mal.
Alors me voilà, appuyant sur ton épaule et il ne se passe toujours rien. Je sentais ton c½ur se fendre de plus en plus. Non, je ne voulais pas que tu prennes la mauvaise décision ! Il ne fallait pas ! Je sentis quelque chose d'humide sur mes joues. Je pleurais... Un fantôme peut-il pleurer ? En tout cas, mes larmes ne s'arrêtaient pas, comme les tiennes Aoi. Je faisais tout pour que cette décharge arrive enfin mais rien y faire, cela ne marchait pas. Je sanglotais, connaissant ton destin. Un destin funeste. Tu te levas, la tête basse, les larmes ruisselantes toujours sur tes joues.
« Très bien Shin, je ferais ce que tu veux. Je ne dirais rien et je n'aimerais que toi, si c'est ce que tu désires... »
Non !! Non je t'en pris Aoi ne pars pas ! Reste avec moi ! Ca va marcher, je le sais que ça va marcher, ça ne peut que marcher ! Tu ne mérites pas un destin comme celui là, je t'en pris, mon amour, Aoi, fait demi tour, reviens me voir et laisse-moi une autre chance.
« Aoi !!!! Criais-je »
Puis tu t'arrêtas et te retourna. Tu m'as entendu. Non, comment cela ait-ce possible ? Tu ne peux pas m'entendre, je suis mort. Alors que je venais tout juste de crier et voyant que tu t'étais retourné m'ayant entendu, je me mis à courir pour te rattraper. Je me laissa littéralement tomber sur toi et de mes deux mains, me rattrapa à tes épaules et la voilà. La décharge. Une longue décharge. Elle était enfin arrivée. Je te lâcha et te regarda. J'avais l'impression que tu me voyais, c'était fou. Tu me regardais dans les yeux et une lueur d'espoir venait de s'allumer à l'intérieur de ceux ci.
« Shin ? C'est toi ? Tu... Tu es vraiment là ? Me disais-tu. »
« Oui Aoi, je suis là. »
Mais tu ne m'entendais pas. Je passa ma main sur ta joue et une autre décharge se déclencha. Elle était douce et légère. Je sentis ton c½ur se réparer en un coup. Un sourire s'afficha sur tes lèvres sèches et blanches du au froid.
« Je te sens... Me murmuras-tu »
Tu fermas les yeux un instant et posa ta main sur la mienne. Je te caressais la joue puis, je m'approcha de toi lentement, ne voulant pas casser ce moment magique qui venait de m'être offert et colla mes lèvres contre les tiennes. Non, ce n'était pas mes lèvres que tu sentais mais une petite décharge, comme pour ma main. Une décharge douce également mais différente. Celle ci était tendre, comme le baisé que je te faisais. C'était une bonne décharge qui continuait. Tu te prêtas au jeu et m'embrassa, dans le vide, certes, mais tu m'embrassais et moi, je le sentais. Tes lèvres contre les miennes, comme avant. Ma main était toujours sur ta joue et ta main était toujours sur la mienne. Le temps venait de s'arrêter. Je pouvais enfin te toucher. Je pouvais enfin te parler sans que tu m'ignores. Nous communiquions ensemble comme je l'avais tant rêvé depuis mon décès mais surtout, je pouvais à nouveau goûter à tes lèvres douces. Je pouvais enfin t'embrasser tendrement et amoureusement comme lorsque nous étions ensemble. Je mis fin à ce baiser et la décharge se dissipa peu à peu. Tu ouvris les yeux et me regarda à nouveau dans les miens.
« Je t'aime, dis-je d'une voix douce. »
« Je t'aime aussi, me répondis-tu. »
Non, tu ne m'avais pas entendu, tu ne le pouvais pas mais, comme à chaque fois que nous nous embrassions, je te disais que je t'aimais et tu me répondais de la même façon. J'enlevai ma main de ta joue à contre c½ur et me recula. Ce fut une lumière blanche et éblouissante qui m'attira doucement. C'est alors que je compris. Je n'avais plus rien à faire dans ce monde à présent. Je devais m'en aller. Je te regarda une dernière fois et t'envoya un baiser soufflé. Je me retourna et m'avança vers la lumière blanche. Au fur et à mesure que je m'approchais de celle ci, la lumière s'intensifiait. Je la traversa et elle disparut. Me voilà à présent, dans un endroit totalement inconnu. Je crois que je suis au paradis mais au paradis de mon choix. Alors c'est ça le paradis ? Aller à l'endroit que l'on désire le plus pour l'éternité ? J'entendais des battements réguliers. Ils faisaient "BOUM BOUM, BOUM BOUM". Je sais où je suis ; là où j'ai toujours voulut aller ; dans ton c½ur Aoi. Je sentais les battements de ton c½ur, j'étais heureux parce que je savais que tu étais heureux. J'étais bien là, dans ton c½ur...
Comprenant que je venais de disparaître, tu souris et tu quittas le cimetière. Tu te sentais mieux, je le sentais dans ton c½ur. Il était léger, la seule chose qu'il y avait été de l'amour et seulement de l'amour. Tu t'es mis à courir afin d'arriver le plus vite possible à la maison. Tu vis la lumière du salon allumé. Tu entras, toujours en courant et te précipita dans la grande salle. Tout le monde était là, sauf Uruha. Reita te demanda ce qu'il se passait. Tu ne lui répondis pas et tu partis dans la chambre du guitariste. Tu l'ouvris et le vit, assis sur son lit, les larmes coulants sur ses joues. Aoi, je crois que tu lui as fait mal au c½ur.
« Aoi !! Cria-t-il. Mais, où étais-tu ? Je me suis fait un... »
« Chut ! Lui disais-tu. Uruha je... Je... Uruha je t'aime... »
Il te regarda, l'air surpris. Il se leva de son lit, s'approcha de toi et te prit dans ses bras délicatement. Il prit ton visage entre ses mains et t'embrassa amoureusement, comme moi lorsque je t'embrassais. Des frissons te parcoururent le corps et ton c½ur battait fort. Ô oui, il battait fort, je le sentais, je le l'entendais, dans mon paradis à moi. Je vivais avec ton c½ur et en prenait le plus grand soin. Maintenant, plus personne ne pourra te faire du mal à ton c½ur car je le protège. Vos baisers devinrent de plus en plus fougueux. Tu entraînas l'homme que tu aimais vers le lit et t'allongea sur lui. Tu l'embrassas dans le cou, sur la bouche puis, petit à petit, tu lui retiras ses vêtements. Il en fit autant avec les tiens et rapidement vous vous retrouviez nu. Vos corps étaient entrelacés et vous ne cessiez de vous faire de douces caresses. Ô oui tu l'aimais Uruha, je le sentais, dans ton c½ur. Tu plaças ta main sur son entre jambe et commença à faire les vas et viens. Sa respiration était de plus en plus saccadée et des gémissements se faisaient entendre. Vos corps ne faisaient plus qu'un à présent. Vous continuâtes à faire l'amour, savourant et profitant de chaque moment passé avec l'autre. Les battements de vos c½urs battaient à l'unisson. Vos langues dansaient entre elles et vos caresses étaient douces et précieuses. Ce jour là, Aoi, j'ai découvert ton c½ur. Un c½ur qui n'avait de place que pour l'amour et un fantôme. C'est ainsi que je compris le vrai sens de "aimer". Lorsque ton c½ur ne ressent plus rien à part l'amour. Lorsque ton c½ur ne bat plus que pour une personne mais pour deux. Me voilà, aujourd'hui, dans ton c½ur, le voyant fonctionner, l'entendant battre. C'est moi, Shin, le premier homme qui t'a aimé et que tu as aimé, le premier homme qui, sans que tu le saches, s'est incrusté dans ton c½ur. Je me présente à toi Aoi, Shin Yutaki, le fantôme de ton c½ur...
The End ~